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Jeudi 17 juin 09, 13h05 Bonjour à tous, Vous avez déjà vu un petit homme courbé sur son vélo, non pas pour gagner de la vitesse mais simplement écrasé par le poids de la chaleur ? Eh bien c’est exactement ce qui se passe à ce moment même où nous suivons Pat dans le désert de l’Arizona ! 45° à l’ombre, imaginez au soleil… Seuls les cactus en rigolent ! Mais pas nous, encore moins notre pauvre ami qui, je vous l’assure, a un début de RAAM bien difficile. Mais revenons à la fin de journée d’hier pour que vous compreniez mieux le déroulé de ces premières 24 heures. Nous avons rattrapé Pat après la TS 1 qu’il a eu bien du mal à rejoindre, ce qu’il nous a traduit par « j’ai jamais commencé une RAAM aussi mal ! ». En effet, les premiers 54 miles ont été l’enfer, puisqu’il a littéralement collé à la route ! Autrement dit, il n’avançait pas et c’est en surmontant sa souffrance qu’il a fini par se mettre tout doucement dans la course, physiquement et mentalement. Rapidement bon dernier, il a fort heureusement commencé à rouler vers la fin de journée jusqu’à atteindre la TS2 à minuit en commençant à rattraper quelques concurrents. Un premier arrêt « test » pour toute l’équipe qui a correctement passé son examen d’entrée. Et 17 minutes plus tard, le bonhomme était reparti dans une nuit chaude vers son objectif suivant, la time station 4, en cohérence avec sa stratégie : un arrêt toutes les deux TS… Maïté, Rob et moi-même l’avons suivi toute la nuit, notre jeune équipière espagnole assurant un maximum pour sa première nuit au volant.. qui n’était pas sans surprises ! En effet, le premier incident a eu lieu en pleine ligne droite montante où, lorsqu’il a voulu changé de vitesse pour se faciliter la grimpette, sa chaîne s’est bloquée entre les deux plateaux avants. Quatre minutes de perdues ! Mais ce n’était pas tout car vers 2h du matin, c’est moi-même qui, au co-pilotage, ait commis une erreur d’aiguillage en engageant notre champion sur une bretelle d’autoroute plus tôt que prévu ! Encore huit minutes de perdues le temps de le remettre dans le bon chemin ! Mea Culpa !! Malgré tout, Patrick « avait la caisse » et a super bien négocié sa nuit, jusqu’à l’aube où, malheureusement, juste avant l’arrivée à la TS 3, il a vomi tout ce que pouvait contenir son estomac ! C’est donc fatigué qu’il est reparti de cette même time station 3 à 6h du matin pour rejoindre, non sans difficulté à nouveau, son objectif du matin : la TS 4 à 10h35… Une heure d’arrêt n’a pas pour autant requinqué notre homme et depuis, je dois avouer que c’est très très très difficile. La chaleur l’étouffe, il ne trouve pas ses jambes, il n’arrive pas à se mettre dans un rythme. D’ailleurs à l’heure où je vous parle, il est devant nous (je suis avec Aude et Greg dans le van suiveur) en train de se battre avec un col (Yarnell Grade) pas très long mais d’autant plus dur qu’il fait 40°, après un nouvel arrêt d’une heure à la time station 5 (alors qu’il n’y avait pas d’arrêt prévu…) pour essayer de rebooster la machine. Je dois avouer que les scénarios que nous venons de faire avec Rob vis-à-vis de l’étape éliminatoire (il doit être à Taos dans le nouveau Mexique avant dimanche 15h) sont pessimistes à ce rythme-là, voire difficilement réalisables… Mais on garde le moral, on y croit, et pour connaître « l’animal » qui sommeille en lui, je sais qu’il est capable de nous surprendre grandement. Et puis dans quelques heures, son amoureuse sera parmi nous, alors nous sommes sûrs que le moral va aller crescendo... L’amour donne des ailes, non ? (et des jambes ??) (Moi j’en suis sûr…). Allez Pat, montre nous encore une fois que tu en as dans le ventre et que c’est juste un passage à vide ce début de course. On est avec toi !! Et vous chers amis, à très vite pour d’autres brèves de cette RAAM qui est, je vous le rappelle, la course de vélo la plus dure au monde !!! Bonne soirée ou nuitée ou journée selon votre coin du globe…
Jérôme |







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